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Title: Everything is Real
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Author: Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon
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Typeof: essai
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Cover:
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Bio:
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Text: [{"content":{"text":"<p><em>Everything is Real </em>plonge dans les biais et les archétypes des images générées par IA. Le site est visible à cette adresse : <a href=\"http://everythingisreal.net/\">everythingisreal.net</a></p><p>Nous ne voulions ni rester extérieurs aux IA, ni leur résister frontalement. Nous avons choisi une autre voie : plonger à l’intérieur, suivre leur propre logique, jusqu’à ce que celle-ci s’épuise ou se retourne contre elle-même. Nous naviguons à l’intérieur même de la matière des images des IA génératives, en adoptant une posture d’observation participante.</p><p>Dans les années 1970, l'architecte britannique Reyner Banham, pour comprendre Los Angeles, écrivait : « Comme les générations précédentes d’intellectuels anglais qui ont appris l’italien pour lire Dante dans le texte, j’ai appris à conduire pour lire Los Angeles dans le texte ».</p><p>Nous poussons les IA dans leurs retranchements, jusqu’à la saturation de leurs stéréotypes. Le film <em>Everything is Real </em>met en scène l’automatisation, la répétition et l’amplification algorithmique.</p><p>Nous avions constitué un corpus des tropes les plus répandus des images de stock. Nous avons ensuite reproduit chacune de ces images en utilisant les générateurs les plus répandus. Nous tirons parti de l’archéologie des images de stock pour retourner les IA génératives sur leurs propres sources, leurs propres biais, en fouillant dans les strates de leurs stéréotypes, de leurs récits implicites, de leurs imaginaires figés.</p><p>Ainsi, <em>Everything is Real </em>montre les pommes les plus rouges, les call centers les plus verts, les salles de serveurs les plus câblées, les bénévoles les plus efficaces, les montagnes de déchets les plus massives.</p><p>Mais en faisant tourner les stéréotypes en boucle, les images versent insensiblement dans l’extrême. La pomme rouge, seule sur fond blanc, apparaît dans les mains d’employés qui sourient un peu trop, puis se gavent jusqu’à sombrer dans leur jus.</p><p>Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon</p><p>Nos films et nos installations sont visibles sur le site <a href=\"http://d-w.fr/\">d-w.fr</a></p><p>Nos projets explorent les fantasmes d’un monde d’hyper efficience dont la figure archétypale serait le data center : une infrastructure automatisée servant à la fois au stockage des produits, du vivant et des données.</p><p>Le film-essai <em>Cyborgs dans la brume </em>(2011) dessine le portrait d’une société en poudre, à travers les processus d’atomisation incarnés par le béton armé, la farine animale, les data centers et les églises évangélistes.</p><p>Le film-essai <em>World Brain </em>(2015) est « un labyrinthe, dont l'idée de cerveau mondial serait le centre virtuel » (Andreas Rauth)</p><p>L’installation <em>Le monde comme entrepôt de livraison </em>(2017) montre les réalités cachées de l’automatisation du monde et révèle le déploiement d’un monde habité par des machines et des algorithmes.</p><p>La série de films <em>Erewhon </em>(2019) raconte des fables sur la vie des habitants d’un monde où l’automatisation a été fantasmée jusqu’à ses extrêmes.</p><p><em>L’Atlas du nuage </em>(2021) « dévoile l’invisible matrice de travail humain, de consommation énergétique et d’extraction de ressources qui sous-tend les réseaux numériques et l’intelligence artificielle. » (Marie Lechner)</p><p>Le film <em>La maison qui vous veut du bien </em>(2023) parle d’un objet très banal – une sonnette connectée équipée d’une caméra – à partir duquel se déploie tout un système de surveillance et de contrôle.</p>"},"id":"a0cc0bfa-2c4f-4b58-b5db-b4cefd8047b2","isHidden":false,"type":"text"}]
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