diff --git a/maquette-tests/assets/css/entretiens.css b/maquette-tests/assets/css/entretiens.css new file mode 100644 index 0000000..d99b3ce --- /dev/null +++ b/maquette-tests/assets/css/entretiens.css @@ -0,0 +1,97 @@ + +.description{ + /* margin-bottom: calc(var(--baseline)*1); */ + padding-left: calc(var(--unit)*0.75); + padding-right: calc(var(--unit)*0.75); + position: relative; + +} + +.description-after{ + margin-top: -2px; + margin-bottom: calc(var(--baseline)*1); +} + +.description-before{ + margin-bottom: 2px; + } + +.description-before, +.description-after{ + + font-size: var(--sign-size); + color: var(--sign-color); + letter-spacing: var(--sign-spacing); + font-family: var(--sign-family); + line-height: var(--sign-baseline); + +} + +.description::before, +.description::after{ + content: "......"; + font-size: var(--sign-size); + color: var(--sign-color); + letter-spacing: var(--sign-spacing); + font-family: var(--sign-family); + line-height: var(--sign-baseline); + word-break: break-all; + width: calc(var(--unit)*0.75 + 4px); + overflow-wrap: anywhere; + display: block; +} + +.description::before{ + position: absolute; + left: 0; + top: -3px; +} + +.description::after{ + position: absolute; + right: -13px; + top: -3px; +} + + + + + + +h6{ + font-size: var(--sign-size); + color: var(--sign-color); + font-weight: normal; + /* margin-bottom: calc(var(--baseline)*1); + margin-top: calc(var(--baseline)*1); */ + position: relative; + background-color: white; + display: inline; + position: relative; + z-index: 10; + top: calc(var(--baseline)*1); +} + +h6::before{ + content: "++"; + font-size: var(--sign-size); + color: var(--sign-color); + letter-spacing: var(--sign-spacing); + font-family: var(--sign-family); + line-height: var(--sign-baseline); +} + + +.h6-before, +.h6-after{ + font-size: var(--sign-size); + color: var(--sign-color); + letter-spacing: var(--sign-spacing); + font-family: var(--sign-family); + line-height: var(--sign-baseline); +} + +.h6-before{ + position: absolute; + left: -40px; +} \ No newline at end of file diff --git a/maquette-tests/assets/css/text.css b/maquette-tests/assets/css/text.css index 091556a..21fa7cb 100644 --- a/maquette-tests/assets/css/text.css +++ b/maquette-tests/assets/css/text.css @@ -69,52 +69,3 @@ p::before { - -.description{ - /* margin-bottom: calc(var(--baseline)*1); */ - padding-left: calc(var(--unit)*0.75); - padding-right: calc(var(--unit)*0.75); - position: relative; - -} - -.description-after{ - margin-bottom: calc(var(--unit)*1); -} - -.description-before, -.description-after{ - - font-size: var(--sign-size); - color: var(--sign-color); - letter-spacing: var(--sign-spacing); - font-family: var(--sign-family); - line-height: var(--sign-baseline); - -} - -.description::before, -.description::after{ - content: "......"; - font-size: var(--sign-size); - color: var(--sign-color); - letter-spacing: var(--sign-spacing); - font-family: var(--sign-family); - line-height: var(--sign-baseline); - word-break: break-all; - width: calc(var(--unit)*0.75 + 4px); - overflow-wrap: anywhere; - display: block; -} - -.description::before{ - position: absolute; - left: 0; - top: -3px; -} - -.description::after{ - position: absolute; - right: 0; - top: -3px; -} diff --git a/maquette-tests/csspageweaver/manifest.json b/maquette-tests/csspageweaver/manifest.json index a54b3d2..f5b741d 100644 --- a/maquette-tests/csspageweaver/manifest.json +++ b/maquette-tests/csspageweaver/manifest.json @@ -31,7 +31,8 @@ "assets/css/notes.css", "assets/css/text.css", "assets/css/subtitles.css", - "assets/css/running-page.css" + "assets/css/running-page.css", + "assets/css/entretiens.css" ], "hook": [ "/js/decor-subtitles.js", diff --git a/maquette-tests/index.html b/maquette-tests/index.html index ed217cf..fc50cfc 100644 --- a/maquette-tests/index.html +++ b/maquette-tests/index.html @@ -94,6 +94,11 @@
Mauris tincidunt eleifend eleifend. Nunc in elit venenatis, gravida elit ac, commodo dui. Nulla tempus augue lorem, ut dignissim elit gravida vel. Phasellus dui nulla, lacinia et accumsan a, condimentum sed nisl. Aenean tincidunt vitae eros vel sollicitudin. Suspendisse potenti. Vestibulum eget orci in urna maximus tempus. Suspendisse rhoncus imperdiet nunc, vitae ultricies metus ornare quis. Etiam quis auctor erat.
+Bonjour Charlie, merci d’avoir accepté cet entretien pour
la revue Décor numéro 6. Avant de commencer, j’aimerais revenir
@@ -139,7 +144,7 @@
d’exposition, mais que ce soit pas utopique : quelque chose de réel,
fonctionnel, et aussi fonctionnel juridiquement. À l’époque, on s’est
entouré d’une avocate juriste dans le numérique : avec elle, on a trouvé
- le périmètre d’action, ce qu’on avait le droit de faire. Les lois
+ le périmètre d’action, ce qu’on avait le droit de
faire. Les lois
changeaient tous les six mois : à un instant T ça marchait, et ça ne
marche plus maintenant.
Je me suis entouré d’un docteur en intelligence artificielle qui @@ -149,15 +154,13 @@ l’idée de montrer la consommation, montrer ce que ça génère : des bips informatiques, des ordis qui travaillent, les câbles… On parle du cloud comme si c’était dématérialisé, mais en fait ça arrive vraiment à un - endroit, un endroit qui récupère tout ça.
-[..]
+ endroit, un endroit qui récupère tout ça.[...]En fonction du visage de certains, ça bloquait pendant 30 secondes, et les écrans allaient chercher de la publicité, des choses attractives, pour ces personnes-là, à partir de choses terribles : l’IA qu’on a entraînée essayait de trouver des catégories sociales. C’est un peu ce que fait Facebook : essayer de faire un profil psychologique et social - avec quelques photos.
-[..]
+ avec quelques photos.[...]Pour entraîner l’IA, qu’on a fabriquée de A à Z, on l’a déposée aussi à l’organisme INPI ou je ne sais plus, pour avoir les droits, parce qu’on l’a fait de zéro. Jean-Charles Risch est spécialisé en machine @@ -180,10 +183,10 @@
Je crois que c’est un moyen de comprendre, déjà, pour moi.
Jean-Charles, lui, était docteur, il comprenait les enjeux. Mais moi
- je ne comprenais pas bien. J’avais besoin de le faire avec lui pour
+ je ne comprenais pas bien. J’avais besoin de le faire
avec lui pour
comprendre l’architecture, et aussi les enjeux : distinguer ce qui est
de l’ordre du mythe, du Terminator. D’ailleurs c’est pour ça qu’on l’a
- nommé P3 450 : c’est le nom de série des cartes qui
+ nommé P3 450 : c’est le nom de série des cartes qui
pilotent la quarantaine d’ordis. Et ça faisait référence à au T1000 de
Terminator ou bien au film THX 1138…
Le titre joue sur le mythe du dépassement de l’humain, mais en le @@ -195,8 +198,7 @@ clair. On a utilisé des datasets, des banques d’images : pour entraîner une IA, il faut des centaines de milliers d’images. On a eu des librairies open source énormes, des centaines de gigas, pour - différencier identité de genre, etc.
-[..]
+ différencier identité de genre, etc.[...]Donc lorsque tu commences à travailler avec Jean-Charles Risch, tu comprends comment cela fonctionne, mais tu n’as pas encore la @@ -208,14 +210,12 @@ quatre jours d’installation. Avec beaucoup de schémas, on a fait tourner les machines dans un petit espace, et ça a créé une première version monolithique, à l’échelle de la pièce où on a fait tourner les - machines.
-[..]
-
+ machines. [...]
Quand on entend les ordis réfléchir, le bruit des disques durs… On a envie que ça se matérialise. On s’imagine à l’échelle d’internet : un - data center avec des centaines de milliers de serveurs.
-[..]
-
+ data center avec des centaines de milliers de serveurs. [...]
Mais cela s’est formalisé tard, au moment du montage. Et j’avais envie de ramener quelque chose d’humain, pas juste une baie informatique : raconter des histoires dedans, mettre des objets du quotidien, etc. Mais @@ -225,7 +225,7 @@
Tu parlais des biais, ça me fait penser au chatbot de
Microsoft (Tay), qui est devenu raciste en moins de 48h. Est-ce qu’à un
moment, en voyant évoluer l’IA, vous avez eu peur que ça prenne une
- mauvaise tournure ?
+ mauvaise tournure ?
Avez-vous choisi de la contraindre, ou au contraire de prendre le risque de laisser apparaître ces dérives, parce que cela fait aussi partie de la réalité de ces algorithmes ?
@@ -234,9 +234,9 @@ que cela puisse exister dans la vraie vie, il fallait que le spectateur rentre sans signer une décharge. Il y avait donc des éléments rhétoriques : on parlait “d’analyse de pixels” plutôt que de - portraits. -[..]
-Après, on n’a pas énormément contraint le système. Là où cela a + portraits. [...]
++ Après, on n’a pas énormément contraint le système. Là où cela a vraiment été limité, c’est sur l’identification des personnes. C’était interdit par la juriste et par le musée. Car lorsqu’on associe un visage humain et qu’on lui dit “trouve une identité”, ça sortait des dingueries @@ -250,8 +250,7 @@ âgée est associée à documentaire animalier ou discours politique ; un enfant lui vers Nike, Haribo, etc et via l’API YouTube, on recherche par tags. Puis on lui a dit : tu as ça comme base, auto-alimente toi et - génère des nouveaux tags en fonction de la réaction des gens.
-[..]
+ génère des nouveaux tags en fonction de la réaction des gens. [...]Mais le spectateur ne voyait pas forcément cette ingénierie derrière.
Mais c’était assez déceptif : je pensais que les gens seraient en colère, qu’ils casseraient tout. En fait, ils étaient plutôt contents. - Cela faisait attraction.
-[..]
+ Cela faisait attraction. [...] +Aujourd’hui, en 2026, l’IA est partout dans les
conversations.
@@ -290,26 +289,24 @@
de toi. En fait, l'IA, sur certains attraits, te pousse à consommer.
T’as l’impression que ça vient de toi, mais pas du tout. Peut-être qu’il
aurait fallu pousser encore plus loin, aller vers une forme de
- sponsoring assumé. Il y avait déjà YouTube.
[..]
+ sponsoring assumé. Il y avait déjà YouTube. [...]Quel est ton point de vue sur les outils numériques, et
plus spécifiquement sur l’IA, dans le champ de l’art ?
Pour les créateurs, cela ouvre des possibilités presque infinies, mais
cela soulève aussi des questions politiques, parfois polémiques.
- Comment toi, tu te situes par rapport à cela ?
C’est compliqué. Réponse en deux voies.
La première voie, c’est que si tu m’avais posé la question avant que je sois professionnel à 100 %, j’aurais probablement répondu autrement. Aujourd’hui, j’ai parfois l’impression d’être davantage le chef d’une PME qu’un artiste plasticien : il y a la compta, l’auto-branding, les - réseaux… On se rend compte que tout entre en jeu, la condition sociale - aussi. Ce sont des autoroutes à vitesses très différentes.
-[..]
+ réseaux… On se rend compte que tout entre en jeu, la condition sociale{} + aussi. Ce sont des autoroutes à vitesses très différentes. [...]Quand je réponds à un appel à candidature, je ne suis pas payé pour le faire, et la réponse est négative la plupart du temps. Passer trois - jours dessus, c’est lourd. Donc là-dessus, l’IA m’aide. [..] On passe de + jours dessus, c’est lourd. Donc là-dessus, l’IA m’aide. [...] On passe de quatre jours à deux heures. Et ça me permet de me recentrer sur ma pratique.
C’est pareil pour la démocratisation des savoirs : ça démultiplie ma @@ -319,9 +316,8 @@ monde de l’art, il y a déjà ce côté performatif permanent, les gros studios, les assistants… Je n’ai pas envie d’entrer là-dedans. Si l’IA me sert, c’est pour dégager du temps et continuer à avoir les mains dans - les outils.
-[..]
-La seconde voie, ce serait d’être totalement réticent. On est pris + les outils. [...]
+a seconde voie, ce serait d’être totalement réticent. On est pris dans un paradoxe capitaliste : j’ai des Nike, un iPhone, je sais ce que ça implique en termes de ressources. C’est extrêmement difficile de sortir du flux. Je ne cherche pas une forme de pureté, j’essaie plutôt @@ -370,18 +366,15 @@ dispositifs anti-détection ? On peut déjà imaginer des choses comme ça. Tout est interdépendant. on traite les sujets un par un, mais en réalité tout se répond. Il faudrait des approches globales, à l’échelle - internationale sur le plan écologique et technologique.
-[..]
+ internationale sur le plan écologique et technologique. [...]Peut-être une dernière chose pour conclure. On est partis un peu dans tous les sens, mais c’est aussi ce que génère ton travail : quand on est artiste aujourd’hui, on est obligé d’aller chercher partout, parce que tout est intrinsèquement lié. On ne peut pas parler d’un sujet sans être “tout azimut”, sans croiser des dimensions - techniques, politiques, sociales.
-
- CHARLIE :
- Ouais. Le plus dur, aujourd’hui, c’est cette dichotomie entre
+ techniques, politiques, sociales.
MARTIN :
- Merci beaucoup Charlie.
Merci beaucoup Charlie.
Merci à toi.
-
-